Ce matin, au réveil, tout était blanc, des toits aux bras de chaise sur la terrasse.
Une fine couche givrée faisait le tour des surfaces exposées à l’air piquant de novembre.
Bientôt des toitures sortaient des colonnes d’air chargées d’humidité annonçant la levée des corps respectifs.
Dans un coin de la cour, un rosier se penche, chargé, plus tard que de coutume, d’un gros bouton de rose qui refuse de sécher. On dirait qu’il se tient aux aguets du moindre soupçon de chaleur, du moindre indice de luminosité, avant que la nuit ne vienne hâter sa chute. Entretemps, le bouton exale un doux parfum. Il meurt de mort lente, presque en odeur de sainteté.
Le bouton, chargé lourd de givre, se tourne vers la terre et sa tête semble rejoindre ses racines. Je cherche la leçon de tout cela, dans ce mouvement qui ramène au centre toute chose vivante.
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Photo: courtoisie de Filemagazine.com

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J’ai pas encore compris, je commence seulement à voir.
La vie, la mort, la renaissance.
Par Regor le novembre 20, 2008
à 1:25
Bonjour Regor!
Parfois, comprendre, c’est trop long. Suffit seulement de suivre le mouvement de fond, celui du coeur
Par Pommes d'Adam le novembre 20, 2008
à 10:31
Je n’y comprends rien non plus, mais c’est tout froid, lisse, coloré, ça se rejoint et ça s’unit et j’aime ça. Et vous ne devriez pas y chercher de leçon!
Par Une femme libre le novembre 24, 2008
à 4:17
Femme libre! c’est vrai ce que vous dites. La beauté se suffit à elle-même.
Merci de votre commentaire!
Par Pommes d'Adam le novembre 24, 2008
à 5:34