Publié par : Pommes d'Adam | août 7, 2007

Super sans plomb

Josée Blanchette vient d’écrire un billet super comique (Les Pétroleuses, 7 juillet 2007). Ça porte sur un club de pétroleuses qu’elle veut former, avec sa voisinne et leurs amies déçues de la drague montréalaise. Les “Blé-dindeuses”, c’est le nom de code de la trappe à mouche. Tordant.

L’argument apicole étant qu’il faut cultiver son miel pour attraper le mâle à vue et surtout, savoir s’y prendre. Alors, on laisse tomber tous ces trucs énergivores là, qui ennuient tout le monde, comme se peinturer les ongles d’orteils,… enfin quelqu’un qui ose le dire… et on se concentre sur l’essentiel. Allons-y gaiement!

Le truc massue consiste à viser le cerveau limbique du mâle. Action, réaction. Il ne faut pas se casser la tête, le mâle étant un être simple par définition, réagissant très bien aux stimuli de niveau un. C’est vraiment crasse et ça prenait bien une fille “à gars” comme Josée Blanchette pour y penser.

BMW 326 cabrioletRien de tel n’est-ce pas que d’investir les territoires non-traditionnels pour se faire des nouveaux amis! Donc, les “pétroleuses” songent à former une coopérative et à s’acheter un cabriolet BMW, rouge et manuelle. Pas de doute, c’est une formule gagnante.

Maintenant, tout est dans le choix de la décapotable. Il faut jouer les bonnes cartes. L’incursion dans le territoire mâle implique un choix, le choix du modèle. S’agit de fesser fort et du premier coup!

Sur ce point, la béhème marque des points, évidemment! Bien plus hot que ce que les filles conduisent habituellement en fait de décapotable. Vous savez? quel est le choix numéro un des filles décapotées? La Volks Cabrio, cette poussive Volks dénaturée de tout punch… Neuf fois sur dix, c’est une femme qui la conduit. Mais son pouvoir fantasmatique est à peu près nul… tout juste bon pour les sages en petit tailleur assorti. Tous les goûts sont dans la nature, évidemment.

Toutefois, pour le limbique qui attend au fond la caisse, la Cabrio…. ça ne fait pas très pétroleuse. La BMW, par contre, ah là tu parles! Tant qu’à faire! si je puis me permettre, la Honda S 2000, c’est pas piquée des vers et ça marche autrement plus! Question d’ambition, encore là.

Mais le plus hot du hot, vous savez quoi, c’est une fille en moto. En l’occurence, une fille qui t’offre une ride de moto.

motocyclistes pionnièresL’autre jour, ma collègue de bureau, arrive en moto. Quoi??? 50 ans et elle conduit une moto… . Ben oui, depuis 15 ans au moins. Je ne savais pas. Une vraie de vraie motocycliste, avec sa belle veste de cuir, ses gants, son casque de fille et l’assurance qui va avec. Ah ben, ta-ba-nour-che!

À un moment donné je lui dis: «Si jamais ça te tente de m’offrir une ride de moto, je te dis tout suite: c’est oui.»

Ç’est resté d’même.

Deux, trois semaines plus tard, elle m’arrive en disant qu’elle a apporté son deuxième casque et que… si ça m’intéresse toujours… on pourrait aller faire une ride dans le parc de la Gatineau et aller dîner, en haut, au belvédère Champlain. Wow! le beau trajet!

Je ne suis pas en mode séduction avec ma collègue. C’est clair. Mais je vous garantis que si ça avait été le cas, la moto, conduite par une femme… les gros bras qui te dévisagent aux feux rouges, les tatoués accotés sur les bumpers, les machoires décrochées des passants, ç’aurait été extraordinairement fantasmatique. Oh la la… Quand c’est la fille qui conduit la moto et que c’est le gars derrière, ça change tous les repères de place. Vraiment trippant! surtout quand la fille conduit bien…!

Pour faire de la moto, ça prend du monde spécial. Ça pardonne pas. Tu ne peux pas faire de la moto et être, disons, enragé, ou bien, sous le coup d’une émotion trop forte. Pas d’alcool non plus. C’est zen; mais le “kick” que ça donne, wow, c’est quelque chose…C’est drôle, parce que ma collègue, de l’extérieur, elle a l’air tout calme, super relax. Sur la route, c’est zen aussi, avec toutefois un ascendant sportif.

Le plus beau de l’affaire, c’est la confiance. Imaginez donc! la vraie confiance, que c’est pas juste une figure de réthorique. La confiance c’est de dire: tu montes comme ça, tu mets tes mains ici et pas là, tu attends avant de descendre, tu ne regardes pas n’importe où, etc. La confiance, c’est de savoir que tu peux dire ça, sans que ça fasse d’histoire et que tu sais que l’autre sais de quoi tu parles, parce que c’est im-por-tant. Merde.

À un moment donné dans le parc, on a vu un chevreuil sur le bord du chemin. Enfer et damnation! parce que les chevreuils ont le don de foncer sur tout ce qui bouge. Je l’ai vu une fraction de seconde après elle. Donc, je n’ai pas eu le temps de crisper sur la moto. Bonne affaire, parce que tout se sent en avant, dans la direction. Non, plutôt, je suis demeuré “mou” et j’ai suivi, d’instinct, ses épaules, dans le sens où elle voulait aller; réflexe de cycliste! J’ai fait corps avec elle. Plus tard, elle m’a dit qu’elle n’avait rien senti de ma réaction —magique—

C’est ça aussi, être assis derrière: c’est suivre le courant, se fondre dans le mouvement du conducteur. C’est pas juste être là, lunatique. Non, non, le passager fait partie de la “ride” de la moto.

Pour une femme, donner une ride à un gars, ça doit être quelque chose. Pour n’importe qui en fait… mais… vous comprenez mon point.

Pour tout dire, j’étais très flatté.


Réponses

  1. Pourquoi, pourquoi, pourquoi vous me dîtes ça aujourd’hui?!?!

    Ouch, souffrance, tapeS sur la tête et sanglotS!

    J’ai coulé mon exam, hier. Je comprends donc qu’en plus de ressentir cette lancinante brûlure dans mon ég .. dans mon coeur; je risque de ne jamais connaître le bonheur de faire déglutir de désiiiiiiiiir les z’hommes qui (ne) me verront (pas) chevaucher ma cyclindrée?

    L’ai-je dit? L’aviez-vous compris? Je souffre mille morts – depuis hier – au moindre petit bruit de moteur de motoooooooooo …

    ;-) )

  2. Hé! Allo Catherine! bienvenue ici!
    Allez donc! vous ne risquez rien du tout! Aussi vrai que vous êtes là, vous allez le réussir cet examen ;-)


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