Publié par : Pommes d'Adam | juin 26, 2007

l’amour trans-cendres-se

C’est tellement facile de se perdre de vue.

J’écris, au fond, pour parler de mes besoins. Sous la peau, les sentiments affleurent. Des besoins légitimes, j’imagine; de la reconnaissance, de l’amour, des tas de bouteilles à la mer. J’enfonce le bouchon, je souhaite que le liège ne prenne pas l’eau.

D’autres, comme une cheminée, dispersent haut et loin.

Quand l’amour se dresse et se transcende,
Il peut renaître de ses cendres.

bdb_colibri.jpg


Une amie m’écrit aujourd’hui. Pour son anniversaire, elle reçoit un téléobjectif pour observer les oiseaux. Elle le dirige vers une des cheminées de l’ancien incinérateur. Il est question de mots encore. Elle poursuit :«Je constate que quelqu’un a écrit un immense mot d’amour, un poème triste, sur celle de gauche, un poème que peut-être personne n’a jamais lu.

L’endroit est impossible à atteindre à moins de se descendre du haut de la cheminée au bout d’un corde. Un cri du coeur au lieu des graffiti cons ou haineux habituels. Le voici:

Tu dis
Que je
Suis
é
G
O
C
E
n
T
R
I
Q
U
E
ennuyant
Méchant
Et pas bon
pour toi
Que je ne
Suis bon
que
pour
les
e
m
M
E
R
D
E
S
Même que
Je suis idiot
Mais
Je ne veux
Jamais
Que tu crois
Que je ne
T’aime pas

Je T’aime Cati»

Incinérateur des Carrières / J. Berthier©J. Berthier


Répondre

Votre réponse :

Catégories