Une peine d’amour c’est aussi quand on peine d’amour.
Quand l’amour peine et spin.
Son coeur à la traîne, du sur place, en arrache, au milieu des icebergs.
Quand plus rien ne bouge, ni ne pointe, ni ne pique, qu’aucune chair n’exulte.
Quand la peur paralyse tout, du moindre geste à la moindre émotion. Par crainte de se compromettre, de se faire avoir. Garder tout, ne rien montrer. Que le convenable, assurer surtout. Garder ses billes, cacher ses cartes.
Voici que je peine d’amour, que je meurs à petit feu, de broussailles et aubes épineuses. Sans compter le reste.
Immobile, telle une roche fendue, frett et blanc, au doux rendu de l’hiver. Stoppé net à chaque fois. Craqué, sec, comme du bois mort.
Où es-tu mon amour? que je cherche, que je te retrouve? en tes odeurs marines, tes poses musclées.
Que je te chevauche enfin.

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