L’autre jour dans le métro, n’étant pas montréalais, j’ai mis à l’épreuve ma théorie sur le sourire civique. Considérant que sourire est un acte subsersif, spécialement sous terre, je soutiens qu’adresser la parole aux officiers municipaux, enfermés dans leur cage de verre, pis encore, les remercier des services rendus, avec le sourire, les vouvoyer, tout ceci, sans fla-fla, rien, non seulement l’exercice est-il savoureux, mais encore révèle-t-il des ressources insoupçonnées en l’être humain.
J’ai donc effectué des transactions, acheté des billets, demandé des informations, requis la monnaie de ma pièce, ceci, à mon corps défendant, sans pour autant me tourner en ridicule, ni commettre d’impair. Trois fois sur quatre, même, l’officier civil en fonction, frais du jour, m’a répondu avec un sourire syntaxique: un sourire terminal. Une sorte de point d’orgue posé sur la morosité grise, sous trois pieds de béton armé. Comme quoi, il ne faut préjuger de rien.
Sourire = arme de séduction massive.
Tiens, un autre truc qui marche bien aussi, et me met en joie à chaque fois: quand je trouve un sou par terre, je le donne à la 1re personne rencontrée avec un grand sourire, en lui disant : «C’est un sou chanceux, mais pour l’être, il faut qu’il soit donné. Alors bonne chance!»
Ça m’éclate à tous les coups, de voir une face illuminée par ce petit bonheur du jour. Essayez, vous m’en donnerez des nouvelles!
Par tassili le mai 24, 2007
à 3:49
Il y a aussi le supercalifragilistic message laissé sur un blogue ami! C’est comme le sou de Tassili, un moment d’illumination!
Par chroniques blondes le mai 24, 2007
à 3:28
C’est pas ça le concept de «Donnez au suivant»? Y’a du bon, y’a du bon!!!
Par Denis Thibault le mai 24, 2007
à 6:43
Wow! Je la retiens celle-là. Ça va faire ma journée!
Par Denis Thibault le mai 24, 2007
à 12:13